Je marche avec précaution en regardant où je mets les pieds. J’avance droit dans une piste d’éléphant, le vent plie quelques branches qui retombent sur le sol. Je croise des troncs fissurés de couleur beige qui ressemblent à des anciens monuments !! Au moment de regagner le chemin banderolé, j’aperçois un cercopithèque avec son bébé. Bien que cette femelle solitaire m’ait aperçu, elle ne bouge pas de sa branche et m’observe. Depuis que je suis au Triangle, je ne compte plus le nombre de fois où j’ai croisé ces singes aux belles couleurs. Mais les rencontres sont toujours furtives car les groupes se déplacent à une vitesse incroyable. C’est la première fois que je me retrouve presque face à face avec l’un d’eux. C’est merveilleux.

 

 

C’est pour cela que j’aime la forêt : on ne la construit pas, on ne la contrôle pas, on la vit, tout simplement.

 

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