Elles se mêlent et s’entremêlent.

Elles se tressent et s’entrelacent.

Elles se vrillent et s’entortillent.

Parois mortelles quand elles embrassent leurs hôtes trop étroitement à l‘aide de leurs longues tentacules,

Parfois mères nourricières lorsqu’elles produisent des fruits succulents pour les habitants de la forêt,

Parfois utiles pour se balancer, s’élancer ou simplement pour jouer les acrobates et les gymnastes,

Parfois vicieuses lorsqu’elles qu’elles serpentent au sol et accrochent nos pieds indécis,

Mais toujours somptueuses, majestueuses,

Elles s’élèvent vers le ciel, dansent autour des arbres, se contorsionnent et ne cessent de nous surprendre par leur beauté,

Par leur prestance, Par leur grandeur et leur forme parfois si étonnante,

Les lianes sont à la forêt tropicale ce que le sable est au désert.

Et nous ne pouvons que nous incliner devant ce spectacle surprenant.

C’est comme une danse permanente rythmée par le chant des insectes et des oiseaux.

 

LUCIE

 

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