Souvenirs du séjour à conkouati :

Il y a deux choses qui me viennent à l'esprit :
 
 - le premier contact avec les chimpanzés, il y avait Lucie, Audrey (homme), Rauvet et Serge. C'était en face du camp au niveau du triangle et la rencontre se fit avec : Wounda, Pema, U'Band, N'Zambie et Silao. Le premier contact, cette main tendue vers moi à laquelle j'ai répondu naturellement et prudemment, sentir cinq doigts venant découvrir ce qu'il y avait dans la mienne, tellement différente des poignées de mains habituelles que nous pouvons rencontrer au quotidien. Je pense que c'est le seul souvenir qu'il me restera si je dois oublier tous les autres. Cette main émanait de Wounda.

 

Agathe et Loanga au camp
 


 - La découverte de deux nouvelles cultures. L'Afrique, ses habitants, leur façon d'être, de croire, de penser et d'accueillir les autres, j'ai été surpris et agréablement de leur côté terre à terre très loin de mes préoccupations du quotidien. L'éco-volontariat et le milieu associatif en général, la rencontre de gens passionnés autour d'un projet phare mais où se greffe une multitude de personnalités et de résultats. Certes HELP est axé sur les chimpanzés mais lorsque l'on voit tout ce qui bouge autour (replantation, réduction du braconnage, respect de la personne et volonté de faire évoluer les gens qui viennent mettre une pierre à l'édifice) certes ce n'est pas aussi rapide que souhaité, mais cela bouge bien, surtout avec un éléphant aux trousses.
 
Pour ma part je n'ai aucun regret, Mme Jamart souhaite faire évoluer les volontaires venant sur place c'est peut-être l'essentiel de ce projet et pour cela j'encourage tout un chacun à venir donner un peu de son temps. Pas forcément pour nourrir ou s'occuper concrètement de chimpanzés mais ne serait-ce que pour faire fonctionner et animer le camp, le tourisme, la gestion des populations animales autres sur les différents sites ou aller échanger avec les congolais présents sur place et dans les villages de pêcheurs alentours. On trouve tout à HELP et HELP, mais pas que, a besoin de nous tous.

Stéphane Bastier.